Cancer du poumon : Suivi de ma maladie : quels examens ? comment mieux les vivre? - replay & points clés de notre webconférence LinK Poumon du 24 09 2024

Cancer du poumon : Suivi de ma maladie : quels examens ? comment mieux les vivre? - replay & points clés de notre webconférence LinK Poumon du 24 09 2024

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En cours de traitement pour un cancer localisé
En cours de traitement pour un cancer métastatique
En rémission ou guéri(e) pour un cancer localisé
En rémission ou guéri(e) pour un cancer métastatique
diagnostic
examens
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suivi hors hôpital
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« Cancer du poumon et suivi de la maladie : quels examens, comment mieux les vivre, quelle imagerie, quelles biopsies ? »

Pas facile d’attendre les résultats de ses examens…c’est le stress et l’angoisse ! Mais comment font les autres ? Hélène et Séverine ont accepté de témoigner dans cette webconférence de Patients en réseau, afin de nous livrer leur façon de mieux vivre cette attente. Myriam Fresse, sophrologue et hypnothérapeute à Aix-en-Provence, nous donne également de précieux conseils. Et comme on gère mieux ce que l’on connaît, cette webconférence donne la parole au Dr Bertrand Mennecier, onco-pneumologue au CHRU de Nancy, qui nous explique quels sont ces examens et pourquoi ils sont nécessaires.

Les examens sont nombreux lorsqu’on est atteint d’un cancer du poumon. D’abord pour poser le diagnostic, puis tous les 3 mois au début, et un peu plus espacés par la suite. L’attente du verdict est stressante. Forte de sa maturité et de son expérience, Séverine a sa propre devise pour vivre au mieux cette attente : « cela ne sert à rien de crier avant d’avoir mal ! ». Diagnostiquée il y a 8 ans d’un cancer du poumon localisé alors qu’elle avait 43 ans, Séverine vit désormais plus sereinement : « J’ai un suivi avec 3 examens tous les 3 mois (pet scan, IRM cérébral et scanner thoraco-abdomino-pelvien). Les deux premières années ont été très difficiles, mais avec le temps, je me suis préparée, conditionnée et je mets les résultats de côté dès que je les connais. Je profite de mes enfants, je voyage et je me dis que cela ne changera rien de s’angoisser à l’avance ! ».

Mais il est difficile de ne pas s’angoisser lorsqu’on attend le diagnostic. Surtout que cette attente peut être longue. Après un scanner thoracique, une biopsie est réalisée afin de caractériser la tumeur sur le plan biomoléculaire. Enfin, un pet scanner et une IRM cérébrale permettent de rechercher d’éventuelles métastases. « Une fois le diagnostic posé, ces examens vont guider le choix thérapeutique », précise le Dr Bertrand Mennecier. 

Quels examens de suivi après le diagnostic ?

Le suivi est variable selon la situation initiale. « Quand la tumeur est localisée au niveau du thorax et peut être retirée par chirurgie, un suivi est réalisé tous les 3 mois la première année puis tous les 6 mois la deuxième année, et ensuite une fois par an, afin de détecter une éventuelle rechute », indique le Dr Mennecier.

Dans les situations avancées mais toujours locales, traitées par radiothérapie, des pet scanners peuvent être proposés dans le cadre de la surveillance, ainsi qu’une fibroscopie. « La radiothérapie provoque des lésions cicatricielles au niveau du poumon et il est très difficile de distinguer ces lésions d’une évolution de la maladie avec un scanner standard, d’où l’intérêt du pet scanner » explique l’onco-pneumologue.

Enfin, quand la maladie est déjà métastasée au moment du diagnostic, la surveillance vise à repérer le moment où le traitement ne sera plus suffisamment efficace, afin de proposer une nouvelle stratégie thérapeutique. Un scanner cérébral et un scanner thoraco-abdomino-pelvien, avec injection d’un produit de contraste,permettent alors de dépister de nouvelles lésions, ou une augmentation de la taille des lésions déjà présentes.

Pour Hélène, diagnostiquée il y a 3 ans et demi à 41 ans, les examens tous les 3 mois pendant les deux premières années ont été très difficiles à vivre : « Je n’arrivais pas à me projeter, j’avais l’impression qu’on pouvait reprendre ma vie à n’importe quel moment. Aujourd’hui, je fais un scanner tous les 7mois et ça change vraiment. Je suis beaucoup moins angoissée et je fais beaucoup moins de cauchemars. J’ai pris la décision de ne plus demander à mes proches de m’accompagner, car je n’arrivais pas à gérer leur angoisse ».

Que peut apporter la sophrologie ?

Le sophrologue est un thérapeute qui peut vous aider à ressentir un mieux-être. Il utilise trois outils principaux :

  • la relaxation dynamique
  • les exercices de respiration
  • la visualisation positive

« La relaxation dynamique s’effectue par des exercices de 3 à 6 minutes. Elle permet de prendre conscience des points de tension dans votre corps, de sentir arriver les choses et d’apprendre à ne plus garder vos émotions pour vous, précise Myriam Fresse. La visualisation positive consiste à se projeter positivement dans une situation. Le cerveau fait peu la différence entre ce qui est imaginé et ce qui est vécu. Par exemple, imaginer mettre ses résultats d’examens dans une boîte et la refermer, c’est acter pour le cerveau que c’est terminé, qu’on peut passer à autre chose ». 

La sophrologue a développé sa chaîne youtube Toya&co, qui propose de nombreux exercices. Par ailleurs, côté financier, de plus en plus de mutuelles prennent en chargent les séances de sophrologie.

Pour le Dr Mennecier, il est important de partager ses émotions avec son oncologue : « on s’adapte à nos patients. Si on sait à l’avance qu’ils sont très stressés par tel ou tel examen, on peut prendre le temps de communiquer les résultats rapidement, sans attendre la consultation ». Alors n’hésitez plus à confier vos angoisses à votre médecin !

Retrouvez notre webconférence du 24 septembre dernier avec nos témoins et nos invités :

  • Dr Bertrand Mennecier, pneumo-oncologue, CHU de Nancy
  • Myriam Fresse, sophrologue près de Aix en Provence
  • Témoignage et perspective d'Hélène et Séverine, deux patientes de Mon Réseau Cancer du Poumon

Le programme LinK Poumon est proposé par notre association Patients en réseau et Dis-moi Santé

Ce programme a été rendu possible par le soutien institutionnel d'Astra Zeneca, Bristol Myers Squibb, Janssen - Johnson&Johnson, Lilly, Pfizer, Roche, Takeda

Auteur : Sandrine ChauvardSource : Patients en réseau et Dis-moi Santé
Date de création : 19/10/2024Date de modification : 19/10/2024
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